Parenthèse ludique #8 : un bouton pour les gouverner tous

28 08 2009

Cette semaine, Platinum Games a mis en ligne une video illustrant le mode Very Easy de leur nouveau titre, Bayonetta.

Pour ceux qui ne suivent pas l’actualité video-ludique, Bayonetta est un beat’em up dont la principale particularité est d’être dirigé par Hideki Kamiya.
Kamiya a d’abord travaillé chez Capcom où il a conçu Resident Evil 2 et surtout Devil May Cry (qui devait, à la base, être le quatrième épisode de la série Resident Evil) avant d’aller rejoindre Clover Studio où il créa Viewtiful Joe et Okami, deux jeux ayant connu un succès critiques très important – les chiffres de ventes furent largement moins impressionnants, malheureusement.

Kamiya Hideki

Kamiya Hideki, le concepteur du jeu.


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Où l’on parle d’Hideo Kojima en général, et de la traduction de Policenauts en particulier.

24 08 2009

Oui, je sais : j’ai légèrement mis de côté ce blog ces derniers temps. J’ai honte.

Mais je vais essayer de relancer Leguminon pour la rentrée, progressivement. Promis.
J’en profite pour rappeler que vous n’êtes pas obligé de visiter cette page pour savoir si j’ai mis le blog à jour, mais qu’il est possible d’être prévenu de l’écriture d’un nouveau billet soit par flux RSS, soit par email. Regardez dans la colonne de droite.

Oui, donc, comme son titre l’indique ce nouveau billet est consacré, entre autres, à un jeu édité par Konami en 1994 sur PC-98 (un ordinateur japonais construit par NEC et qui aura connu un grand succès dans l’archipel) et qui fut par la suite adapté sur 3DO, Playstation et Saturn : Policenauts.

policenauts_front
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Mais pourquoi les constructeurs de consoles veulent-ils tout controler ?

18 05 2009

Hein, pourquoi ?

Dans l’un de mes précédents articles, j’avais évoqué le fait que les constructeurs de consoles possèdent un droit de regard sur les jeux développés pour leurs machines. Nintendo, par exemple, était connu pour avoir une politique éditoriale particulièrement sévère : les jeux au contenu trop violent, trop érotique, trop politique ou pouvant être assimilé à du prosélytisme religieux étaient interdits. Par ailleurs, un certain standard de qualité était exigé, et les jeux trop médiocres étaient également refusés.

Je me suis dit que ça pourrait être rigolo de revenir un peu sur l’origine de cette volonté de contrôle. Pour cela, il faut regarder un peu en arrière…
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Parenthèse ludique : Thales Moon Shield

13 03 2009

Dans un post précédent, je parlais des « serious games », ces jeux conçus avec des objectifs autres que ludiques (faire de la pub, former des soldats ou du personnel…)

Le 3 mars dernier a eu lieu à Paris le « forum des serious games » où de grosses entreprises françaises ont pu venir expliquer comment l’utilisation des jeux-video leur permettait « d’améliorer les compétences comportementales de [leurs] vendeurs » ou « augmenter l’efficacité des conseillers clients ». Cool.

Donc pour mettre un peu à jour ce blog, et en attendant un post un peu plus construit sur un autre sujet dans la semaine, je me suis dit que j’allais mettre en valeur un « serious game » lancé à destination du grand public, histoire de donner un nouvel exemple de l’utilisation des JV dans la vie courante.

Ca fait peur, hein ?

Ca fait peur, hein ?

Thales, anciennement connu sous le nom de Thomson-CSF, est un groupe industriel spécialisé dans « l’aérospatial, la défense et la communiation ». En clair, il s’agit de marchands d’armes qui bossent en collaboration avec l’armée pour concevoir les avions, les bombes et les satellites de demain.

Pas super glamour, hein ?

Imaginez que vous soyez chargé de donner une bonne image de marque à une société dont les produits servent, entre autres, à tuer des gens : c’est quand même plus dur que de vendre un pack de yahourts, non ?

Et bien Thales a trouvé la solution : ils ont lancé Moon shield, un RTS futuriste où vous devez sauver le monde en atomisant un gros astéroide qui va s’éclater sur Terre, Armageddon-style. Pour ça, vous devez construire une base (avec Thales), embaucher des ingénieurs (de Thales) et construire des missiles (de Thales) pour éclater cette saloperie de gros caillou, et sauver le monde par la même occasion.

Ainsi, on comprends que si Thales dépense des sommes folle dans des dispositifs militaire, ce n’est pas pour bombarder plus efficacement des populations civiles ayant le malheur de vivre dans des pays ensoleillés mais pour aider Bruce Willis, au cas où il aurait besoin de nous dans quelques années.
En fait, Thales, au fond, c’est des pacifistes.

Ce qui me rassure, parce qu'en voyant les illustrations de leurs site web, ça sautait pas aux yeux.

Ce qui me rassure, parce qu'en voyant les illustrations de leurs site web, ça sautait pas aux yeux.

Bref, il s’agit d’une grosse opération de comm’ a destination des adolescents. J’espère que vous appréciez, parce que les jeux vidéo vont visiblement devenir l’un des principaux vecteur de communication pour les gros groupes. Je peux vous assurer que dans les années à venir, on va voir des vertes et des pas mures…

Si vous voulez aider Bruce Willis et entendre un ingénieur avec un accent français à couper au couteau vous expliquer à quel point Thales c’est super-cool, cliquez ICI.





Politique et jeux vidéo : les jeux militants

25 01 2009

Mon Dieu, déjà trois mois depuis la dernière mise à jour !

Bon, je vais petit à petit me remettre au travail, rajouter des articles et corriger les fautes d’orthographe des anciens.

Pour commencer la nouvelle année en beauté, je pensais reprendre la série des « parenthèses ludiques », censées à la base, je le rappelle, utiliser un petit jeu flash pour présenter un aspect des jeux-vidéo. Finalement, j’inaugure une série d’article sur la politique et les jeux, et le jeu que je pensais présenter (Raid Gaza) ne sera qu’un exemple parmis d’autres. Ca tombe bien, j’avais peur qu’il m’apporte quelques menaces de mort et/ou accusations d’antisémitisme, et développer mon point de vue devrait m’éviter ces tracasseries.

Amis du bon goût !

Amis du bon goût...

Et oui, ami lecteur, aujourd’hui nous allons aborder la question de l’utilisation des jeux-vidéo à des fins politiques ! Cool, non ?
Précisons que pour cette fois je parlerais principalement des jeux ouvertement politiques, ceux qui choisissent de faire explicitement la promotion d’une idéologie ou un parti, bref des jeux « militants ».
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